L’utilisation des antibiotiques a transformé le traitement des maladies infectieuses en sauvant des millions de vies. Aujourd’hui, leur efficacité est menacée par l’antibiorésistance, un phénomène croissant où les micro-organismes développent des mécanismes leur permettant de résister aux traitements existants. Cette situation entraîne des échecs thérapeutiques, des coûts de santé accrus et des impacts significatifs sur la santé publique et la sécurité alimentaire.

Face à ce défi, la découverte de nouvelles classes d’antibiotiques est indispensable. Les pharmacopées traditionnelles constituent une source particulièrement riche et encore largement sous-exploitée. Les plantes médicinales contiennent en effet de nombreux composés biologiquement actifs, dotés de propriétés antibactériennes, antifongiques, antioxydantes, anti-inflammatoires, analgésiques ou antivirales.

Le projet porté par Sevser SAHPAZ s’inscrit dans cette dynamique. Il se concentre sur l’étude de plantes issues notamment des pharmacopées traditionnelles de Côte d’Ivoire, afin d’isoler et de caractériser de nouvelles molécules bioactives. Ces métabolites spécialisés, tels que les composés phénoliques, alcaloïdes et terpéniques, pourraient présenter un fort potentiel antimicrobien.

Un des avantages majeurs de ces substances réside dans leur utilisation sous forme de mélanges de composés actifs. Contrairement aux antibiotiques classiques reposant souvent sur une seule molécule, ces combinaisons naturelles pourraient ralentir l’émergence de résistances. À terme, le projet vise à proposer des solutions thérapeutiques innovantes et durables, fondées sur les ressources naturelles, contribuant à la prévention de l’antibiorésistance.

Porteur de projet : Sevser SAHPAZ, Professeure de pharmacognosie à l’UFR3S-Pharmacie de l'Université de Lille, cheffe de service de Pharmacognosie, directrice adjointe chargée des ressources humaines de l'UMR transfrontalière BioEcoAgro (UMRT 1158)
Date de lancement : décembre 2025
Contribution de la Fondation : 20 000 €